

Les plaques d'immatriculation québécoises sont caractérisées par une devise : « Je me souviens ». Cette fierté pour les québécois provient en fait de la phrase complète « Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose » d'Eugène Taché. C'est une invitation à se souvenir que d'origine française, le Québec a grandi sous le régime anglais. A travers ces quelques lignes, retraçons ensemble l'histoire du Québec.
Envoyé par François 1er, Jacques Cartier arrive en 1534 sur des terres habitées par les Amérindiens et les Inuits et en prend possession. Au début du XVIIe siècle, Samuel de Champlain débarque sur la rive Nord du Saint-Laurent et fonde en 1608 la ville de Québec. Un an plus tard, le territoire prend le nom de Nouvelle-France. En 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve fonde une petite mission d'évangélisation qu'il baptise Ville-Marie et qui deviendra Montréal à la fin du XVIIIe siècle.

Le commerce de la fourrure domine le Nouveau Monde durant tout le XVIIe siècle va créer de multiples conflits entre les Hurons, alliés des Français, et les Iroquois. En 1663, le Québec devient une colonie, administré uniquement par le roi Soleil. S'ensuit alors une guerre commerciale pour le marché de la fourrure entre les Français et les Anglais qui ne s'achèvera qu'en 1713 par le Traité d'Utrecht.
En 1756, la Guerre de Sept Ans, guerre franco-anglaise est déclenchée. Les armées anglaises de Wolfe assiègent la ville de Québec. La célèbre bataille des Plaines d'Abraham marque la défaite française, le 13 septembre 1759, où Québec se rend. Puis c'est au tour de Montréal de capituler un an plus tard. Le 10 février 1763, la France signe le Traité de Paris par lequel elle cède le Canada à l'Angleterre.
Après la signature, le 1er juillet 1867, de l'acte de l'Amérique du Nord britannique, le Canada est créé. Il réunit le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.
Le début du XXe siècle est marqué par l'arrivée massive d'immigrants, provenant principalement d'Europe, fuyant les guerres et la misère. Les années 60 marque le début de la « Révolution tranquille » où d'importantes réformes sociales sont mises en oeuvre. En 1976, le Parti Québécois, dirigé par René Lévesque, est porté au pouvoir. La loi 101 qui fait du français la seule langue officielle est un symbole de la volonté d'indépendance du Québec. Mais en 1980, un référendum sur la souveraineté est rejeté avec 60% de « non ». Un questionnement similaire de la population en 1995 aboutit à la même réponse négative mais avec 50,6%.
Voilà, l'histoire du Québec peut se résumer ainsi. Aujourd'hui, les québécois souhaitent préserver le visage français du Québec contre l'influence de plus en plus grande de la culture anglophone. Le feu nationaliste brûle toujours dans les coeurs des québécois de souche...
Par Victor STINNER (Haypo) / Nicolas LETAVERNIER - Validation HTML 4.01 Strict, CSS